:: Accueil   :: English 
 
 


L'École nationale de cirque a eu 25 ans. Un quart de siècle de passion, d'engagement, de joies immenses et d'audace. Désir(s) de vertige est un livre qui relate la formidable aventure de cet établissement unique.

Pascal Jacob et Michel Vézina, les auteurs de Désir(s) de vertige, l'École nationale de cirque, 25 ans d'audace racontent l'histoire de cette école singulière qui, au fil des ans, a réussi à s'illustrer parmi les plus grandes écoles de cirque de la planète. Passionné depuis toujours par le cirque, Pascal Jacob est aujourd'hui historien des arts du cirque, enseignant dans les écoles supérieures de Montréal, Bruxelles et Châlons-en-Champagne et auteur de nombreux ouvrages et articles sur le sujet. Il est par ailleurs directeur artistique des cirques Phénix et du Festival Mondial du Cirque de Demain. Michel Vézina est chroniqueur littéraire et théâtral pour l'hebdomadaire culturel ICI, ainsi que pour l'émission Vous m'en lirez tant sur les ondes de la radio de Radio-Canada. Auteur de roman et de nouvelles littéraires, il a été clown (Bérurier noir), comédien forain, opérateur de machine à orgueil et il est le fondateur du Cochon souriant, une compagnie de théâtre ambulant. Il est depuis peu directeur de collection aux éditions Les 400 coups qui publient Désir(s) de vertige. Fondées en 1989, les éditions Les 400 coups se spécialisent en albums illustrés pour la jeunesse et les adultes ainsi qu'en livres sur les arts visuels et en bandes dessinées. Les éditions Les 400 coups publient également sous les noms Mille-Îles, Zone convective, Mécanique générale, Sport Mille-Îles.

Écrire l'histoire d'une école comme celle-ci, c'est écrire l'histoire d'un cirque différent, en accord avec le monde qui l'entoure, un cirque à l'échelle d'un pays, d'un continent, de la planète. Entrez dans l'histoire, entrez dans l'École, entrez dans la vie… Bon voyage !

Livre en vente à l'École nationale de cirque et dans toutes les bonnes librairies !
Information : info@enc.qc.ca ou 1-800.267.0859.



Par Pascal Jacob

Les arts du cirque sont sans doute l'une des richesses les mieux partagées de la planète. Fondamentalement développés en Occident, les sources auxquelles ils ont puisé pour se former sont nombreuses. Un grand nombre de techniques ont des origines extrême-orientales, mais leur dispersion à travers le monde a été très rapide : les Routes de la Soie ont notamment joué un rôle déterminant pour la propagation en Europe de plusieurs disciplines acrobatiques. Multimillénaires, la danse de corde, l'acrobatie, l'équilibre ou la manipulation d'objets sont devenues des arts du cirque à part entière à la fin de la seconde moitié du 18e siècle.

Les origines
C'est dans un faubourg de Londres, à Lambeth, qu'un officier de cavalerie démobilisé a cristallisé dans un cercle tracé dans l'herbe et la poussière des influences à la fois aristocratiques et saltimbanques. En juxtaposant voltigeurs équestres et jongleurs, il a posé les bases d'une forme de spectacle inédite. C'est là, entre deux roulements de tambour et une diatribe de bateleur, emporté par le galop des chevaux et la virtuosité des acrobates, que le cirque est né. Inscrit dans une piste de treize mètres de diamètre recouverte de terre et de sciure de bois pour obtenir une souplesse et une élasticité idéales, le spectacle se compose de numéros équestres, de quelques performances acrobatiques et d'une première dimension comique. Les animaux dressés viendront beaucoup plus tard et le cirque connaîtra à la fin du 19e siècle une mutation décisive de ses codes de représentation.

La naissance du cirque moderne
Abrités dans de confortables édifices de bois, de pierre et d'acier, jongleurs, clowns et acrobates voyagent à travers l'Europe. Le développement du chapiteau en Europe au début du 20e siècle va donner au cirque l'indépendance et la liberté. Il devient aussi beaucoup plus populaire. Réservé jusque-là à une certaine élite de la société, il s'attache désormais à conquérir des publics de plus en plus larges. C'est le temps du gigantisme en Allemagne et de la démesure aux Etats-Unis. À partir des années 1930, le cirque joue également un rôle important dans le développement de la politique culturelle de l'Union Soviétique et l'ouverture de l'École de l'Art du cirque de Moscou est un évènement majeur pour la mise en œuvre d'un dispositif pédagogique et artistique sans précédent en Occident. C'est une mutation aussi décisive pour les arts du cirque que l'émergence de l'exotisme cinquante ans plus tôt ou la suprématie du chapiteau comme vecteur essentiel de communication, devenu à la fois argument esthétique et espace de jeu.

Une période de renouveau
Au début des années 1970, les arts du cirque connaissent une nouvelle révolution, initiée dans la foulée des bouleversements politiques et sociaux de la fin des années 1960. En France, aux États-Unis, en Australie et en Scandinavie, de nombreux modèles sont remis en question et le cirque y connaît un renouveau extraordinaire. Les expériences qui se développent dans ces différents pays n'ont pas toutes la même importance, certaines seront éphémères, mais une autre compréhension du geste acrobatique, une nouvelle signification artistique accordée à la prouesse, vont s'imposer en l'espace de deux décennies et contribuer à donner aux arts du cirque une place majeure sur l'échiquier culturel occidental.

Les techniques les plus anciennes, revisitées et transcendées par plusieurs générations de créateurs, vont acquérir une autonomie artistique et se mettre au service d'un propos global. Aujourd'hui, le jonglage, l'acrobatie, le jeu clownesque ou le trapèze volant s'identifient comme autant de disciplines potentielles uniques à l'écriture d'un spectacle. Ce n'est plus nécessairement la juxtaposition des numéros qui assure la qualité de la représentation, mais de plus en plus une seule discipline qui s'élargit et s'inscrit comme matière vive de la création.

Fragmenté, mutant, le cirque s'offre désormais en partage, tant du point de vue de ses techniques et de ses artistes que de ses publics. Multiple, changeant, il vit.




18e siècle

1768 Naissance du cirque moderne
À Londres, à l'initiative d'un militaire démobilisé, Philip Astley, on assiste au premier spectacle unissant voltigeurs équestres et prouesses acrobatiques. Néanmoins, son créateur ne le baptise pas : il faut attendre 1782 et Charles Hughes pour que le terme de Circus identifie un spectacle équestre et acrobatique.

1779 Naissance de la piste
Pour la première fois, la piste à l'intérieur d'un bâtiment développe un diamètre de 13 mètres. Désormais, cette dimension sera universelle.

1782 Baptême du mot Cirque
Charles Hughes, rival de Philip Astley ouvre le Royal Circus. Les jeux équestres et acrobatiques ont trouvé leur identité.

1793 Arrivée du cirque moderne en Amérique
L'écuyer britannique John Bill Ricketts s'installe à Philadelphie avec sa troupe. Il y construit un cirque stable et implante cette nouvelle forme de spectacle en Amérique.

1797 Implantation des arts du cirque au Québec
L'écuyer britannique John Bill Ricketts s'installe à Montréal pour 6 mois et implante les arts du cirque au Québec.


19e siècle

20e siècle

21e siècle




En pleine croissance, le marché de l'emploi pour les artistes de cirque est international et de plus en plus diversifié. Le cirque dans ses formes classiques et contemporaines continue de voir son public augmenter dans la plupart des pays. Au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Australie, on constate même une pénurie d'artistes de cirque. Le marché est ainsi très favorable aux artistes qui ont reçu une solide formation.

L'artiste de cirque de la relève pourra faire carrière dans le réseau international des compagnies de cirque, classiques ou contemporaines. Il pourra explorer de nouvelles et plus petites formes de cirque en se joignant à des partenaires ou en créant avec d'autres artistes son propre collectif. De manière autonome, il pourra œuvrer sur le circuit des cabarets de spectacle européens ou des festivals internationaux ou encore se tailler une place sur le marché des spectacles privés et des événements spéciaux qui pourront lui assurer de nombreux engagements. Plusieurs créateurs intégrant de plus en plus fréquemment les arts du cirque à d'autres arts de la scène, l'artiste pourra même être appelé à participer à des créations dans les domaines de la danse, du théâtre ou de la musique.

Le profil d'un artiste de cirque

L'artiste en devenir doit démontrer une grande capacité d'adaptation, être polyvalent, ouvert sur le monde, autonome, déterminé et discipliné. Comme le marché de l'emploi est international, il doit aimer voyager et être en contact avec diverses cultures. L'artiste est sensible à toutes les formes de cirque et aux autres arts de la scène et doit être capable de se renouveler. Cette capacité de renouvellement est garante de l'évolution de la carrière de l'artiste et de sa résilience professionnelle.

Chaque année plus de 90 % des diplômés évoluent comme artistes de cirque dès les premiers mois de leur sortie de l'École.






Acrobatiques

Mains à mains (dynamique)    
Contorsion
Cerceau
Chaise
Échelle
Barre russe
Balançoire russe
Mât chinois
Planche coréenne
Planche sautoir
Trampoline
Bicyclette
Jeux icariens
Sangles rebondissantes
Roue allemande


Équilibre

Mains à mains (statique)    
Équilibre
Boule
Chaise
Échasses
Échelle
Monocycle
Perche
Rola-bola
Fil de fer
Fil mou
Corde tendue
Aériennes

Cadre Aérien
Coréen

Corde Lisse simple
Lisse double
Lisse triple
Volante

Trapèze Ballant
Fixe
Danse

Anneaux
Sangles
Cerceau
Tissus
Manipulation

Jonglerie
Antipodisme
Bâton du diable
Diabolo
Art clownesque





Conception et réalisation / Content and design - Uranium Design